Les griefs historiques entre les deux alliés asiatiques les plus proches de l'Amérique, le Japon et la Corée du Sud, apparaissent depuis trop longtemps comme un talon d'Achille potentiel pour les intérêts américains en matière de sécurité dans la région. Le ressentiment coréen persistant à propos de l'héritage de l'occupation coloniale japonaise et la réticence perçue de Tokyo à assumer ce passé ont sapé les tentatives américaines de présenter un front allié uni dans le Pacifique.
Ce n'est plus tenable. La situation sécuritaire dans la région s'est détériorée, avec le renforcement militaire massif de Pékin, les revendications territoriales étendues et le comportement menaçant envers Taïwan et ses voisins, ainsi que la menace nucléaire et balistique croissante posée par son allié la Corée du Nord. Les risques de guerre en Asie sont devenus aigus.
C'est dans ce contexte que le président Biden rencontrera vendredi à Camp David le Premier ministre japonais Fumio Kishida et le président sud-coréen Yoon Suk Yeol pour le tout premier sommet autonome des dirigeants entre les trois alliés. Le rassemblement est une opportunité cruciale qui ne peut être gaspillée. Pour la stabilité et la sécurité à long terme de l'Asie, M. Biden doit veiller à ce que les dirigeants déclarent sans ambiguïté, et plus fermement que j...
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